Le public retient son souffle. Le soliste entre en scène, s’installe, et pose ses mains sur le clavier. La première note résonne dans l’Auditorium de Lyon ou sous les voûtes d’une chapelle du Vieux Lyon. La magie opère.
Mais pour que ce moment de grâce existe, il a fallu une autre performance, invisible celle-là : celle du transport.
Transporter un piano de concert, un Steinway Grand Concert modèle D de 2,74 mètres et près de 500 kg, n’est pas un déménagement. C’est une opération de logistique événementielle où l’erreur n’est pas permise. Pour les organisateurs de festivals et les régisseurs de salles en Rhône-Alpes, le choix du transporteur est aussi critique que celui de l’accordeur.
Voici les coulisses de cette logistique de l’éphémère, telle que nous la pratiquons chez Transport de Toutes Œuvres.
1. La ponctualité absolue : Le respect du « Time Table »
Dans l’événementiel, le temps est millimétré. Le piano doit arriver après l’installation de l’éclairage mais avant la balance sonore de l’artiste.
Contrairement à un déménagement résidentiel qui peut parfois souffrir d’un quart d’heure de retard, la livraison d’un piano de concert obéit à une rigueur militaire.
- Interventions en horaires décalés : Nous savons que les scènes ne sont souvent libres que tard le soir (après le spectacle précédent) ou très tôt le matin.
- Dimanches et jours fériés : La culture ne s’arrête pas le week-end. Nos équipes sont mobilisables pour récupérer un instrument un dimanche soir à 23h à la fin d’un festival, afin de libérer la salle pour le lendemain.
2. Steinway, Yamaha, Fazioli : La maîtrise du geste technique
Un piano de concert ne se transporte pas comme un piano droit. C’est une mécanique de précision qui voyage « sur la tranche ».
Notre expertise en transport de piano de concert repose sur une procédure stricte :
- La température : Nos camions limitent les chocs thermiques. Un piano qui passe du froid du camion à la chaleur des projecteurs se désaccorde instantanément. Nous conseillons toujours un temps de stabilisation avant le passage de l’accordeur.
- Le démontage de la lyre et des pieds : C’est l’étape critique. Le piano est basculé sur une « luge » (skid board) spécifique, capitonnée et adaptée à la courbure de l’éclisse.
- L’arrimage : Une fois sur la tranche, l’instrument est sanglé à la luge, puis protégé par des housses épaisses imperméables et antichocs.
3. Respecter la scène : Zéro trace
C’est la hantise des directeurs techniques de salles comme l’Opéra de Lyon ou la Bourse du Travail : les rayures sur le plancher de scène (souvent peint en noir ou vernis).
Un transporteur généraliste arrivera avec un transpalette aux roues en nylon dur, qui marquera le bois tendre de la scène à jamais. Chez Transport de Toutes Œuvres, nous utilisons exclusivement :
- Des roues pneumatiques (gonflables) ou en gomme blanche tendre : Elles absorbent le poids sans poinçonner le sol.
- Des chemins de roulement : Si l’accès se fait par des jardins (festivals en plein air, Nuits de Fourvière) ou des parquets d’époque (Hôtel de Ville, Musées), nous posons des plaques de protection au sol pour créer un chemin de roulement sûr.
4. L’accès « Backstage » : Savoir se faire tout petit
Livrer un piano pour un concert, c’est souvent devoir naviguer au milieu de câbles, de flight-cases de sonorisation et de techniciens qui courent.
Nos équipes connaissent les accès techniques des principaux lieux culturels de la région (monte-charge de l’Auditorium, accès arrière du Radiant-Bellevue, rampe du Transbordeur). Nous savons manœuvrer un monstre de 500kg dans un couloir encombré sans heurter ni le matériel, ni les personnes, le tout dans le silence si une répétition est en cours à côté.Organisateurs d’événements, directeurs de conservatoires : La réussite de votre concert commence sur la route. Confiez votre instrument à une équipe locale qui comprend vos enjeux. Contactez-nous pour planifier la logistique de votre prochaine saison.